Le Scandale de l’Obsolescence programmée !

Scandaleux !

Scandaleux !

Nous vivons dans une société de consommation où l’un des principaux fondements est le renouvellement rapide de nos produits électroménagers et informatiques. Face à la prise de conscience tardive de l’épuisement de nos ressources naturelles, des effets de la crise et de l’émergence de démarches éco-citoyennes à l’échelle mondiale, il apparaît nécessaire de prolonger l’espérance de vie de nos appareils. C’est dans ce cadre que la polémique liée à l’obsolescence programmée des produits révèle une situation tout bonnement scandaleuse.

L’obsolescence programmée : Qu’est-ce que c’est ? 

Sous ce terme se cache un processus pendant lequel un matériel devient obsolète pour un consommateur soit en raison de son passage de mode soit par son incapacité à être utilisé plus longtemps. L’obsolescence programmée est précisément la volonté manifeste des constructeurs d’obliger le consommateur à remplacer son bien après une période déterminée d’utilisation. Ce phénomène touche la très grande majorité des consommateurs et se concentre principalement sur certains secteurs clés tels que l’informatique ou encore l’électroménager. L’obsolescence programmée est d’autant plus scandaleux qu’il témoigne de la volonté des constructeurs, dès la phase de conception du bien, d’en déterminer la durée de vie, toujours plus courte, afin d’inciter à consommer d’avantage.

Le gaspillage de masse généré par l’obsolescence programmée 

Si certains doutent encore de l’existence réelle de ce phénomène, de nombreux signes attestent du contraire. Qu’il s’agisse de logiciels ou de matériels qui ne sont pas compatibles avec les nouvelles versions de l’ordinateur ou du smartphone (Apple en est à ce titre un bel exemple), de certains composants d’un frigo qui se cassent et rendent l’ensemble inutilisable ou encore d’une imprimante qui, au terme d’un certain nombre d’impressions, rend l’âme, les illustrations sont nombreuses et troublantes.
Il en ressort un gaspillage de masse à l’échelle mondiale dont il serait judicieux de se préoccuper. Une autre forme d’obsolescence, plus insidieuse, mérite d’être citée. Il s’agit de l’obsolescence subjective. Celle-ci résulte du fait que certains produits, du fait de l’arrivée permanente de biens plus évolués technologiquement ou plus à la mode, rend ces derniers dépassés voire même ringards. C’est notamment sur le marché des biens électroniques que cette tendance se fait le plus significativement ressentir.

L’obsolescence programmée : Un phénomène qui a encore de beau jour devant lui

Si la réduction progressive de la durée de vie des produits n’est pas officiellement confirmée par des données statistiques précises, force est de constater qu’en l’état actuel des choses, aucune disposition règlementaire et juridique n’aborde directement cette tendance. Tout bonnement absente de la récente loi sur la consommation qui a été adoptée en 2013, la lutte contre l’obsolescence programmée des biens avait fait l’objet d’amendements de la part des écologistes qui n’ont pas été suivi d’effets.
Face à ce phénomène, les moyens de lutter existent pourtant bel et bien. En premier lieu, il est recommandé de bien choisir ses appareils et de privilégier systématiquement la qualité plutôt que de se tourner vers des produits à bas prix. Opter pour un bien de qualité, certes plus cher à l’achat, sera dans la durée beaucoup plus rentable en raison de sa plus grande résistance.

Ensuite, quand un appareil tombe en panne, il sera judicieux de chercher à remplacer la pièce défectueuse. Si vous souhaitez faire l’économie d’une intervention SAV et savez exactement ce que vous cherchez, un certain nombre de sites de vente de pièces et accessoires vous permettront de trouver le bon article à moindre coût. Et si vous avez du mal à identifier la pièce défectueuse à remplacer, il y a là aussi matière à trouver une réponse sur des forums spécialisés ou génériques.

Autre méthode beaucoup plus solidaire, celle du partage et du don entre personne. Les appareils qui ne nous servent plus peuvent très bien trouver une seconde vie chez quelqu’un d’autre. Certains organismes, à but lucratif ou associatif, récupéreront avec intérêt les produits dépassés, usés voire même cassés afin de les réparer et de leur offrir un prolongement de vie inespéré. Le culte du recyclage et une réflexion profonde sur la consommation intelligente constituent les deux principales armes face à ce scandale que représente l’obsolescence programmée.

 

Le casse-tête des SAV

trouver le bon SAV ou des pièces de rechange sur le net

trouver le bon SAV ou des pièces de rechange sur le net

A l’ère de la consommation à outrance, tout est bon pour appâter le chaland.

Ainsi le SAV ou service après-vente est un incontournable auquel nous sommes sûrs d’être confrontés au cours de notre vie.
Assurer un SAV est une obligation légale pour les marchands, d’autant que le commerce en ligne se multiplie, mais aussi parce qu’il est devenu un argument de vente. C’est en effet un moyen de se démarquer face à une concurrence grandissante, voire un moyen lucratif (extension de la garantie sur plusieurs années moyennant un supplément de notre poche).
Un de nos appareils tombe en panne, nous appelons le SAV ( parfois avec un temps d’attente à la limite du supportable) et notre interlocuteur nous récite des phrases toutes faites, depuis certainement une lointaine plateforme de traitements d’appels, délocalisée pour des raisons économiques. Il arrive que le service soit injoignable, ou inexplicablement toujours saturé.
Nous apprendrons peut-être que la prise en charge ne s’applique pas pour certains dommages, ainsi le fil électrique défaillant de votre séchoir n’est pas pris en compte, ou bien les pneumatiques de votre tondeuse à priori défectueux n’entrent pas dans la garantie. Il vous faudra argumenter, voire batailler, pour espérer obtenir gain de cause et échanger la console de jeux en panne du petit dernier. Ou bien on vous promènera d’un service à un autre, vous faisant miroiter une résolution imminente du problème, avec la promesse d’être rappelé. Comme vous n’avez pas été rappelé, vous constatez le lendemain qu’il n’existe aucun historique de votre dossier.
Néanmoins, en cas de difficulté, le consommateur finit par avoir gain de cause, avec beaucoup de patience et d’obstination, la menace de la saisie du service dédié à la cause du consommateur étant toujours efficace.
Fort heureusement il y a des enseignes qui se targuent d’avoir un SAV satisfaisant, avec des solutions pour chaque problème (ou presque).
Alors, dans cette jungle commerciale, est-ce que tous les SAV se valent? Des préjugés dans certains cas, d’autant qu’à contrario le SAV présente un avantage: celui de fidéliser les clients, agréablement surpris d’être écoutés, de voir ses demandes prises en considération, et de voir de surcroît le problème résolu.

C’est d’autant plus important pour les enseignes et les marques que leur SAV se trouvent de plus en plus concurrencés sur internet par les forums de bricolage ou les sites de vente de pièces détachées.
Il semble que les enjeux du SAV soient importants quant à la réputation des enseignes, les consommateurs n’hésitant plus à exprimer leur opinion sur les forums qui fleurissent sur le web. Les sociétés travaillent de plus en plus à l’amélioration de ce service, et les offres d’emplois dans ce secteur sont de plus en plus nombreuses. A moins que le stress engendré par le poste n’ait raison des vaillants volontaires?