L’eau que nous consommons est-elle bonne ?

Peut-on boire l'eau du robinet ?

Peut-on boire l’eau du robinet ?

Une éternelle question nous taraude l’esprit lorsque nous nous servons un verre d’eau ? L’eau que nous buvons est-elle bonne pour notre santé ?

Ne contiendrait-elle pas trop d’arsenic… ? Est-elle bien épurée ? Devons-nous préférer l’eau du robinet ou l’eau en bouteille ? Partons donc en quête de réponses en ce qui concerne les différentes utilisations que nous faisons de cette eau, fondatrice à 60% de notre organisme. Existe-t-il peut-être des accessoires alternatifs à la consommation de la H2O ?

L’eau : une question qui fâche !

Si vous êtes exemptés de récupérateur d’eau et d’autre accessoires écologiques révolutionnaires, il semblerait bien que l’eau que vous buvez soit la même que celle avec la quelle vous vous lavez.

Au 21ème siècle, nous nous laissons dire qu’il est inenvisageable de pouvoir équiper tous les logements d’un système dissociant eau potable à boire et eau non potable pour se laver, tirer la chasse….

Malgré le fait que cela soit aberrant compte tenu de la situation écologique de notre planète là n’est malheureusement pas le sujet traité.

Faisant l’impasse sur ce sophisme, demandons-nous aujourd’hui si l’eau que nous retrouvons dans nos verre est buvable ?

Pouvons-nous boire l’eau du robinet ?

Selon une fine analyse de la part du magazine 60 millions de consommateurs en partenariat avec la fondation D.M France Libertés, l’eau du robinet contiendrait dans les 8 échantillons sur 10 analysés, au moins 1 molécule impropre dans les 85 recherchées. Sachant que l’origine de ces traces reste inexplicable il semblerait toutefois que ces eaux restent potables. Ainsi, même si elles ne répondent pas en tout point à la conformité exigée, la contenance de pesticides ou de médicaments ne viendrait pas perturber notre organisme.

Pouvons-nous alors nous réorienter vers l’eau en bouteille ?

C’est là que le bas blesse car cette même étude a également mis en exergue la présence de pesticides et de médicaments dans l’eau minérale. Sur 47 bouteilles d’eau testées, 10 contenaient des polluants essentiellement d’origine humaine. Une enquête réalisée en mars 2013 et qui a soulevé de nombreuses questions chez les consommateurs. La quantité retrouvée dans certaines bouteilles était toutes de l’ordre du nanogramme et la liste n’est pas sous scellés.

 

Quelle est la valeur de l’eau en France ?

En France, l’eau se révèle être une identité régionale. Ce n’est pas pour autant que sa réputation en est épargnée. A Limoges et Rennes, du Tamoxifène (médicament traitant le cancer du sein) a été retrouvé dans les eaux testées.

De plus, des centaines de dérogations sont accordées régulièrement par les Préfets permettent ainsi, une distribution d’eau dépassant le seuil conseillé. De ce fait, les eaux que nous consommons peuvent contenir une valeur trop élevé en nitrate, arsenic et certains autres polluants tels que les des herbicides

Alors, les consommateurs n’ont d’autres solutions que de se tourner vers des moyens alternatifs, afin pallier aux difficultés que rencontrent les Etats à nous proposer une eau pure. Mais ces outils seront-ils suffisants ? Pour quel accessoire opter parmi ceux présents sur le marché des purificateurs d’eau ?

Qui détiendra le titre de « Meilleur filtre purificateur d’eau » :

La carafe filtrante : équipée d’un filtre à charbon pour retenir les microbes et polluants présents dans l’eau du robinet. Elle ne serait pas efficace à 100%.

L’UFC que choisir remet sérieusement en cause son efficacité. Dans une étude réalisée en avril 2010, sur 31 carafes filtrantes testées, seulement 4 apparaissaient comme efficaces. Sans oublier le fait qu’un simple éternuement à proximité de la carafe suffit à la contaminer.

Autre inconvénient décelé : Les filtres retiendraient aussi les bonnes choses tel que le calcium par exemple.

La carafe filtrante requiert donc une utilisation minutieuse pour ne pas être contaminée en cuisine et ne reste pas sans équivoques. Il faut compter environ 5 euros par filtres, à changer mensuellement.

Le filtre de robinet : il fonctionne de la même manière que la carafe filtrante. Néanmoins, il n’est pas laissé au contact de la contamination microbienne et c’est tout à son avantage. Il faut compter environ 35 euros pour un premier prix, à changer tous les trimestres.

L’osmoseur : bien que beaucoup plus cher, il est à changer annuellement et nécessite aussi d’être posé par un professionnel.

En outre, il permet de filtrer l’eau sur plusieurs niveaux et d’obtenir ainsi une meilleure qualité. Pour s’en procurer, il faut prévoir un budget de 150 à 1300 euros environ.

Certains ménages optent pour l’assainisseur aux ultraviolets. Ce dernier permet uniquement de « griller » les bactéries mais n’annihile pas les polluants. Placé sous l’évier il est accessible pour la modique somme de 400 euros.

Aujourd’hui, de nombreux consommateurs sont fervents du mythique réfrigérateur américain distributeur d’eau. Malheureusement, ce dernier rencontre les mêmes problèmes quant à la qualité de son eau distribuée étant donné qu’il est relié à une arrivée d’eau domestique. Cependant, un filtre intégré à ce système peut diminuer la présence de polluants. Les filtres pour réfrigérateurs américains revêtent les mêmes caractéristiques que celles du filtre de robinet.

Le charbon végétal du Japon : plus écologique, plus abordable et plus efficace. Quoi que peu connu et utilisé, il semblerait toutefois que ce soit l’outil réunissant le plus de qualité. Non seulement il absorbe les polluants mais il réinjecte aussi les bonnes choses comme le calcium, le magnésium et le fer. Il est actif pendant 3 mois et réutilisable après avoir été bouilli 10 min, pendant 3 autres mois. Cerise sur le gâteau, il est disponible dès 3,70 sur Internet. Jusqu’à ce que des scientifiques viennent prouver un quelconque dysfonctionnement sur ce très vieil outil, utilisé depuis 400 ans, il reste le détenteur du titre du « meilleur filtre purificateur d’eau ».

En somme, même si l’infime présence de polluants n’est pas dangereux pour notre santé sur le court terme, mieux vaut changer régulièrement d’eau minérale et filtrer l’eau de son robinet.

Par contre, le fait de retrouver des traces de pesticides et de médicaments dans nos eaux en bouteille qui sont soumises à un système de production extrêmement rigoureux, semble tirer la sonnette d’alarme sur l’état de santé de notre écosystème.

Il faut donc se l’entendre dire, nos ressources en eaux potables pourraient bien ne pas être éternelles !